Non. en tant que conducteur, votre droit à indemnisation relève de l’article 4 de la loi du 5 juillet 1985 : votre faute n’a d’effet limitatif/exclusif que si elle a contribué causalement à votre propre dommage. la jurisprudence (ass. plén., 6 avr. 2007) l’a rappelé : un état alcoolique ne suffit pas en soi si, par exemple, le tiers a commis un refus de priorité déterminant. syllogisme : (majeure) art. 4 = prise en compte de la faute causale du conducteur ; (mineure) l’alcool n’est pas nécessairement causal dans le choc ; (conclusion) l’indemnisation n’est pas automatiquement exclue. en pratique, on reconstruit la scène (vitesses, trajectoires, traces, témoins) pour désolidariser l’alcool du mécanisme accidentel, ou, a minima, quantifier une éventuelle réduction.