GUIDE DE L’EXPERTISE MÉDICALE APRÈS UN ACCIDENT DE LA ROUTE
Résumé : L’expertise médicale est la clé de voute de l’indemnisation des victimes de la route. Bien préparer l’expertise médicale (expertise médico-légale), qu’elle soit une expertise amiable ou une expertise judiciaire, n’est plus une option mais bien une obligation. De cette expertise médico-légale va dépendre l’indemnisation des préjudices de la victime de la route qui ne manquera pas de se faire assister par le binôme avocat/médecin-conseil – le cabinet benezra a rédigé un guide de l’expertise destiné aux victimes qui souhaitent comprendre ce qui se passe, afin de suivre parfaitement le déroulé de cette épreuve. Ce guide vous est offert en fin d’article, à partager librement en citant l’auteur : Maître Michel Benezra, avocat
1. Introduction du guide de l’expertise médicale
Un accident de la route bouleverse tous ceux qui y sont confrontés.
Les victimes accidentées qui conservent de lourdes séquelles physiques et psychiques, restent souvent isolées face au premier interlocuteur : l’assurance.
S’il s’agit bien du premier interlocuteur ce n’est pas forcément celui qui préservera les intérêts de la victime accidentée, au contraire.
« Quoi ? Me direz-vous, pourquoi se méfier de sa propre assurance avec laquelle vous n’avez jamais eu aucun conflit ? » Avocat préjudices corporels

» Quoi ? Me direz-vous, pourquoi se méfier de sa propre assurance avec laquelle vous n’avez jamais eu aucun conflit ? OUI, surtout de votre assurance ! » Michel Benezra, avocat en droit du dommage corporel

2. Définition & objectifs d’une expertise médicale ?
L’expertise médicale d’une victime d’un accident de la route a pour objectif de déterminer précisément les dommages corporels et/ou dommages psychologiques liés aux conséquences de l’accident de la circulation.
Les différents médecins qui interviendront dans le cadre de cette expertise médico-légale de la victime accidentée ne la soigneront pas mais détermineront et évalueront alors ses séquelles corporelles et séquelles psychologiques dans le cadre d’une discussion médico-légale pour en tirer des conséquences juridiques et et donc, une indemnisation des préjudices.
« L’expertise est le pilier de l’indemnisation des victimes accidentées.« Michel Benezra, avocat expertise médico-légale
3. Qui est le médecin-expert ?
En réalité cette notion regroupe trois autres notions : le médecin-conseil de victimes (ou médecin de recours), le médecin-conseil de compagnie (ou médecin d’assurance), et enfin, le médecin expert lui-même.
« N’agissez pas avec légèreté, faites-vous assister par un avocat » Avocat dommages corporels
4. Quelle mission pour l’expert et quels préjudices pour la victime de la route ?
Avant d’expertiser, il faut convenir de la mission de l’expert.
Attention, la rédaction de cette mission peut être très subtile notamment dans les cas les plus graves, où la mission de l’expert va forcément devoir être adaptée à la particularité du préjudice. L’intervention d’un avocat intervenant exclusivement en dommages corporels et en droit routier permettra alors à la victime de préserver ses droits. Une mission de type traumatisés crâniens pourra être sollicitée par exemple.

5. L’expertise médico-légale en pratique ?
L’expertise peut se transformer pour la victime accidentée en une véritable épreuve
C’est donc en binôme que la victime sera assistée : avocat dommages corporels / médecin-conseil de victimes.
En amont, l’avocat dommages corporels transmettra un questionnaire corporel pro- victimes à la victime afin de fixer les éventuelles difficultés et les préjudices à court terme, et le médecin-conseil recevra la victime à une consultation pour comprendre la pathologie de son patient et pouvoir intervenir le jour de l’expertise.

Ce sont des dizaine de milliers de cas traités par le cabinet Benezra avocats, constituant alors une expérience sans équivalence, au service de la victime de la route et de sa famille.

EN RÉSUMÉ…
N’acceptez pas une expertise médicale unilatérale
Contestez et sollicitez alors au minimum une expertise contradictoire Faites vous assister du binôme : avocat / médecin-conseil de victimes
7. Comment contester une expertise médicale ?
Au cours de l’expertise médicale diligentée unilatéralement par l’assureur (expertise unilatérale) et/ou à réception du rapport d’expertise médicale rédigé par le médecin de l’assurance, la victime accidentée pourra parfois s’apercevoir que ses préjudices et séquelles ont été minimisés, voire même que certains postes de préjudices ont été omis.
Le rapport d’expertise médicale constitue la clé de voûte de la procédure d’indemnisation. Et pour cause, la compagnie d’assurance et/ou le juge fixeront les indemnités vous revenant sur la seule base du rapport d’expertise médicale. Il est donc impératif que tous les postes de préjudice soient bien reportés et justement évalués.
« Il existe plusieurs types de missions d’expertise et se tromper de mission est catastrophique pour l’avenir de la victime » Michel Benezra, avocat
8. Quelle valeur doit-on porter à la date de consolidation ?
L’enjeu de la définition de la date de consolidation, voir de la détermination de la date de consolidation, est capital puisque c’est la date à laquelle votre état de santé n’est plus susceptible d’évoluer.
Toutes les missions d’expertise de type Badinter prévoient alors de : « Fixer la date de consolidation, qui se définit comme “ le moment où les lésions se sont fixées et ont pris un caractère permanent tel qu’un traitement n’est plus nécessaire si ce n’est pour éviter une aggravation, et qu’il devient possible d’apprécier l’existence éventuelle d’une Atteinte permanente à l’intégrité Physique et Psychique ” ».
En général, la date est alors fixée lorsque la victime n’est plus hospitalisée, n’est plus en rééducation et ne possède aucun appareillage à retirer. Attention, s’il s’agit bien de la date à partir de laquelle l’assureur doit faire une offre définitive d’indemnisation à la victime accidentée, il disposera alors soit de 5 mois soit de 8 mois selon que la consolidation survient plus ou moins 3 mois après l’accident.
La date de consolidation n’est en rien, vous l’aurez compris, une date de guérison de la victime.“, il s’agit d’un simple terme juridique fixant une date de stabilisation des séquelles (plus d’évolution).
BON A SAVOIR : “Aucun dommage corporel n’est réparé, qu’il soit amiable ou judiciaire, tant que la consolidation n’est pas acquise. Avant cette date, les victimes ne peuvent obtenir que des provisions à valoir sur leurs préjudices.“
Cette précision est de haute importance puisque l’avocat va pouvoir réaliser des comparaisons entre les trois périodes (avant accident, période de convalescence, et période future) et traduire les préjudices en indemnisation.
Souvent, les victimes veulent aller vite, trop vite et perturbent sans s’en rendre compte la stratégie mise en place par l’avocat dommages corporels. L’avocat doit en effet trouver un juste milieu entre les assureurs qui traînent des pieds pour réaliser les expertises et pour fixer la date de consolidation dans l’espoir secret d’une amélioration de la santé, voir d’une adaptation au handicap de la victime, et la nécessité de réaliser assez rapidement les expertises pour tenter de consolider la victime au bon moment (ni trop rapidement et ni trop tardivement)
En revanche, à partir de la date de consolidation, il est possible de déterminer l’éventuel taux d’incapacité permanente (déficit fonctionnel permanent), les souffrances endurées, les pertes professionnelles futures, ainsi que les dépenses de santé futures, le préjudice esthétique, le préjudice d’agrément, sexuel…
BON A SAVOIR : “La consolidation peut être très longue entre 2 à 5 ans pour les cas les plus graves, et en cas de présence d’une victime mineure, la consolidation intervient très rarement avant sa majorité.“
« La date de consolidation est la clé de voute de l’expertise » Michel Benezra, avocat en droit du dommage corporel
9. Comment éviter les pièges au cours d’une expertise médico-légale ?
Après un accident de la circulation, les victimes qui devront être indemnisées de leurs préjudices, et vont être sollicitées pour passer un examen médical et c’est au cours de cette expertise que différents pièges existent : Barèmes de référence pro assurance, faux bons conseils de l’assureur payeur, Médecins de compagnies payés par l’assureur..
En effet, la compagnie d’assurances va proposer une offre d’indemnisation en fonction de l’état de santé de la victime, le degré de handicap et autres qui seront évalués justement dans un rapport d’expertise, conclusions de cet examen médical. Vous aurez alors compris que l’expertise médicale est bien l’élément central de la procédure de réparation des dommages corporels et d’indemnisation des préjudices corporels.
→ ATTENTION AUX BARÈMES DE RÉFÉRENCE UTILISÉS POUR ÉVALUER LES PRÉJUDICES CORPORELS DE LA VICTIME ACCIDENTÉES
Il existe plusieurs barèmes de référence. Certains sont pro-victimes, d’autres sont pro-assurances et en fonction de celui utilisé, la victime accidentée sera plus ou moins pénalisée. En fonction du type d’expertise (expertise amiable / expertise judiciaire), la couleur est souvent annoncée. D’autre part, les professionnels de l’indemnisation que sont les avocats dommages corporels visent désormais, non pas un barème limitatif comme le souhaiterait les principaux payeurs (assurances) mais une indemnisation situationnelle, particulière en fonction de l’environnement et le cadre de vie sans limitation. Un agriculteur blessé dans un accident n’a pas forcément les mêmes besoins et envies qu’un citadin lui aussi blessé avec des séquelles corporelles identiques, vivant en milieu urbain. Le premier aura des besoins physiques plus importants, et le second pourra voir sa vie sociale bouleversée.
→ ATTENTION AUX FAUX BONS CONSEILS DE VOTRE ASSURANCE
Comme toutes les sociétés, votre assurance va rechercher le profit et ce n’est pas en donnant des conseils utiles à la victime accidentée que l’assurance va dépenser le moins. Aussi, vous aurez compris que votre assurance a des intérêts différents des vôtres.
→ ATTENTION AUX MÉDECINS DE COMPAGNIES D’ASSURANCE
Le médecin de compagnie agit en qualité d’expert (analyse) et non de médecin (soins) aussi il peut avoir un intérêt supérieur : son employeur, et particulièrement la protection des intérêts financiers de l’assureur qui le mandate. Régulièrement le cabinet met en avant sur les réseaux des courriers de compagnie adressés aux médecins leur demandant de réduire tel ou tel poste, ou de supprimer tel ou tel préjudice.
Aussi, il appartient à l’avocat dommages corporels de pointer du doigt les lacunes de ces référentiels et de les faire valoir devant un inspecteur corporel représentant l’assurance (voie amiable) ou s’il le faut, devant un juge (voie judiciaire).
10. Quel est le rôle de l’avocat dommages corporels intervenant ?
Votre avocat dommage corporel est le chef d’orchestre de la procédure d’indemnisation des préjudices de la victime accidentée.
Votre avocat est le garant du respect de vos droits et peut saisir un juge en cas de litige Votre avocat est votre meilleur allié dans le processus d’indemnisation de vos préjudices
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